Patrimoine

Un patrimoine unique - Viteos est née des services industriels des trois Villes du canton. Depuis plus de 100 ans, ces services industriels ont développé, construit, entretenu tout une infrastructure pour permettre de distribuer l’eau, l’électricité, le gaz naturel, la chaleur à leurs habitants et assurer l'éclairage des rues par l'éclairage publique. Lors de la création de Viteos, la société Gansa a tout naturellement rejoint cette nouvelle entité.

Un patrimoine dédié à l’eau

L’histoire de l’approvisionnement des villes est différente entre les Montagnes neuchâteloises, pauvres en eau et le Littoral plus favorisé. Pour La Chaux-de-Fonds, avant l’eau courante, les gens s’approvisionnaient en eau en récupérant l’eau de pluie. C’est en 1886 qu’un ingénieur, Guillaume Ritter, propose à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds d’exploiter les sources dans l’Areuse. Le défi étant évidemment de faire monter l’eau à La Chaux-de-Fonds. La solution adoptée est un système de pompage qui utilise l’eau de l’Areuse comme eau motrice. En clair, c’est le courant de l’Areuse qui fait tourner la pompe permettant d’acheminer l’eau à La Chaux-de-Fonds. Au fil des ans, des conduites ont été posées pour améliorer constamment l’alimentation en eau de qualité pour les deux villes. 
Pour le Locle, les premiers captages ont lieu en 1900. Là encore, des réservoirs et les conduites nécessaires sont développés pour permettre un approvisionnement sût et constant de la ville. 
Aujourd’hui, le réseau d’adduction d’eau pour les 3 Villes est long d’environ 600 kilomètres. Les conduites ont en général une durée de vie de 80 ans et le réseau est à la fois entretenu et renouvelé en permanence en fonction du vieillissement des conduites.

Electricité : une longue expérience

C’est en 1890 que Le Locle devient la première ville suisse à être équipée d’un éclairage public. Neuchâtel (1896) et La Chaux-de-Fonds (1897) suivent de près. A l’époque, l’énergie produite était en courant continu. Si un problème survenait sur le réseau, c’est tout le monde qui était coupé. Les temps ont changé. Aujourd’hui, la fourniture d’énergie ne peut pas connaître d’interruption. C’est pourquoi Viteos doit s’assurer d’une production constante d’énergie afin de livrer ses clients à chaque heure de chaque jour de l’année.  Pour y parvenir, Viteos investit en permanence dans la création et l’entretien des moyens de production d’énergies (énergie hydraulique, énergie solaire… etc.). Ces infrastructures, les services industriels des Villes puis Viteos les ont développées au fil des ans et les entretiennent afin d’assurer l’approvisionnement du canton en énergie propre et renouvelable. Et puis, dans le patrimoine, il faut aussi prendre en compte l’éclairage public des Villes qui est lui aussi assuré par Viteos.

Gaz naturel : sûreté et continuité

Le gaz de ville a été implanté dans le canton entre 1850 et 1930. Le gaz était produit dans des usines à gaz et distribué déjà par des réseaux souterains. Il était utilisé pour l'éclairage, la cuisson et le chauffage de l'eau chaude sanitaire. A l'arrivée du gaz naturel dans le canton en 1972, la conversion des appareils s'est faite progressivement lors de l'arrêt des usines à gaz. Ces usines ont été remplacées par la connexion au réseau suisse de gaz naturel alimenté depuis Bâle par Gasverbund Mitteland. Les capacités de transport de cette nouvelle énergie ont permis un très fort développement par des installations de chauffage des maisons, immeubles et autres PME-PMI. A partir de 1979, le gaz naturel s'est étendu dans le canton grâce à Gansa (nouvelle société créée pour ce nouveau développement). Lors de la constitution de Viteos, Gansa a été intégrée. Actuellement, le gaz naturel arrive dans le canton par plusieurs points d’entrée. Depuis ces points d’entrée, le gaz naturel est acheminé par des réseaux de transport locaux, sous conduite sécurisée, à une pression inférieure à celle de son entrée dans le canton. Le réseau de distribution ainsi que les installations nécessaire à une distribution sûre du gaz naturel fait aussi partie du riche patrimoine de Viteos.

Chauffage à distance : une expérience unique

C’est en 1926 que La Chaux-de-Fonds inaugure le premier chauffage à distance de Suisse. Ce chauffage se développe lentement jusque dans les années 1950. Mais le développement important du chauffage à distance dans le canton débute véritablement en 1970, notamment avec l’inauguration de l’usine d’incinération des déchets de CRIDOR et la création d’un service communal de chauffage urbain destiné à valoriser la récupération de chaleur. D'autres réseaux de chauffage à distance sont construits dans le canton, notamment au Locle et à Neuchâtel. Depuis, et après d’importants investissements d’entretien et de changement du réseau, le chauffage à distance se développe dans le canton et plusieurs projets sont en cours d’étude ou de réalisation par Viteos.

Viteos est un acteur incontournable dans la fourniture au canton de Neuchâtel de l’eau, de l’énergie et de la chaleur

Valoriser le patrimoine des Villes

Viteos étant l’héritière des services industriels de trois Villes du canton, son patrimoine est à la fois important et pluriséculaire puisque l’électricité fait son apparition dans les Montagnes et à Neuchâtel dès le 18e siècle. Il en va de même pour l’eau et le gaz de ville à l'époque. Ce patrimoine, Viteos doit tout à la fois l’entretenir et le développer. C’est l’une des responsabilités de l’entreprise : valoriser le patrimoine construit et développé par nos pères et le rendre toujours plus riche et performant.

Chiffres-clés

  • 2'550 km

    C'est la longueur des câbles électriques (1'200 km) et réseaux d'eau (600 km), de gaz naturel (700 km) et de chauffage à distance (50 km) que Viteos fait fonctionner et entretient dans le canton

  • 1'200 installations

    C'est le nombre de toutes les installations techniques électriques (500), gaz naturel (250), eau (250) et chauffage à distance (200) que Viteos gère

  • 320 professionnels

    Pour faire fonctionner les infrastructures de Viteos avec un maximum de fiabilité tout au long des 31'556'926 secondes de chaque année